Centre Missionnaire Sainte-Thérèse

 

 

« Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre...» Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

« SHALOM – PAIX »

Ces temps-ci, la paix nous préoccupe tous. Elle est le rêve le plus profond de l’humanité. Mais qui sommes-nous pour en rêver sans cesse et n’avoir jamais arrêter de nous battre ? Qui est l’homme pour n’avoir jamais fait ce qu’il désire le plus profondément ? Savons-nous bien où chercher la source de la paix ? Celle-ci se trouve-t-elle vraiment dans l’homme ?

L’Évangile commence et finit par une salutation de paix. Les anges la chantent au-dessus de la grotte de la nativité, à Bethléem. Et lorsque Jésus entre au Cénacle, après sa résurrection, ses premiers mots sont : «La paix soit avec vous.»

Certes la paix a quelque chose à voir avec les hommes et avec leur mauvaise et bonne volonté. Elle nous est confiée. Mais est-elle bien en notre pouvoir ? Est-elle le produit de la seule moralité humaine ? ou une visitation, pleine de grâce de Dieu, aux hommes ? Ne vient-elle pas, selon le Cantique de Zacharie :«…grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu, quand nous visite l’astre d’en haut pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort » ?

La paix est un don d Dieu bien avant d’être le fruit de la bonne volonté humaine et des efforts moraux. C’est pourquoi elle doit être demandée dans l’humilité de la prière plutôt que réalisée par les seules tractations humaines.

La paix est indispensable pour que nous soyons heureux ensemble. La guerre blesse profondément les autres. Nous avons tous intérêt à sauver la paix. Mais avons-nous déjà pen-sé que les blessures n’atteignent pas seulement les autres et même pas d’abord les autres ? Se battre nous blesse tout autant : celui qui tue un autre, tue son âme. «Celui qui assassine son frère fait bien de creuser deux tombes », dit un proverbe chinois. Mais celui à qui nous faisons le plus de peine, c’est Dieu : «Le sang de ton frère crie du sol vers moi», dit-il à Caïn (Gen 4, 10). Regardons la croix et voyons combien Dieu souffre de notre méchanceté. Dans le combat et la violence, la victoire n’est qu’apparente. Nous sommes tous perdants : l’humanité, moi-même et Dieu. Quelle misère !

Nous venons tout juste de célébrer Pâques. « La Paix soit avec vous » résonne encore à nos oreilles, «en nous montrant ses mains et son côté» (Jn 20,20). C’est son vœu de tous les jours, même des beaux jours de vacances d’été…

Mais c’est aussi un rappel : «N’oubliez pas mes plaies».

+ Godfried Cardinal Danneels

Ndlr : La phrase en italique est de notre cru… - Votre « offrande de vacances» pourrait servir à ceux et celles qui portent aujourd’hui les « plaies » de Jésus …les « sans eau », les lépreux, les « sans soins médicaux »…

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